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Choisir un prestataire

Confier LinkedIn à son alternant ou à un pro : le calcul honnête

Clément Aouadène Par Clément, ekóz · 18 septembre 2026 · 4 min de lecture

C'est l'arbitrage le plus courant dans une PME, et celui sur lequel on se trompe le plus souvent, dans les deux sens. Je vais essayer de le poser sans défendre ma boutique.

Le calcul qu'on fait spontanément

Un alternant en communication coûte, charges comprises et aides déduites, nettement moins qu'un prestataire externe, pour un temps de présence bien supérieur. Sur ce plan, aucune discussion possible : l'interne gagne largement.

Et il fait plus que LinkedIn. Le site, la newsletter, les visuels, les salons, les photos. Pour une PME qui n'a personne en communication, c'est un vrai apport.

Si votre besoin est « avoir quelqu'un qui s'occupe de la communication », l'alternant est probablement le bon choix, et je n'ai rien à ajouter.

Le calcul qu'on oublie

Trois postes qui n'apparaissent nulle part.

Votre temps d'encadrement. Un alternant se forme, se relit, se corrige. Sur un compte de dirigeant, la relecture n'est pas déléguable : c'est vous qui devez valider que ça vous ressemble. Comptez ce temps.

La durée. Une alternance dure un ou deux ans, puis la personne part. Elle emmène la connaissance de votre voix, de vos sujets, de ce que vous ne voulez pas dire. Le suivant recommence à zéro, et vous aussi.

Le temps d'apprentissage. Les premiers mois produisent peu, c'est normal et c'est le principe de l'alternance. Mais sur LinkedIn, ces mois-là comptent quand même dans votre calendrier.

Vous en êtes déjà à comparer les prestataires ?

Trente minutes au téléphone suffisent à savoir si ça vaut le coup chez vous. Sans engagement, et vous repartez avec un avis utile même si on ne travaille pas ensemble.

La difficulté propre au compte du dirigeant

Elle est structurelle et elle n'a rien à voir avec le niveau de la personne.

Écrire à la place de son patron demande de le contredire. De lui dire que son idée de post est mauvaise, que sa formulation sonne prétentieuse, qu'il se répète depuis trois mois. C'est le cœur du travail.

Un alternant de vingt-deux ans, en position hiérarchique basse, dont l'évaluation dépend de vous, le fera rarement. Ce n'est pas un défaut de compétence, c'est une position intenable qu'on lui demande d'occuper.

Il y a aussi la matière. Vos sujets viennent de trente ans de métier, de rendez-vous clients, de décisions difficiles. Quelqu'un qui découvre le secteur ne peut pas savoir ce qui, dans ce que vous racontez, est une évidence pour vous et une information rare pour votre marché.

C'est la même différence que j'évoquais entre community manager et ghostwriter.

Quand l'interne fonctionne très bien

Quand la personne a de l'ancienneté dans l'entreprise et connaît le métier. Une assistante de direction depuis huit ans écrira souvent mieux le dirigeant qu'un communicant fraîchement diplômé, parce qu'elle a la matière et la légitimité pour dire non.

Quand le besoin est la page entreprise plutôt que le compte du dirigeant. Là, l'interne est parfaitement à sa place.

Quand le dirigeant écrit lui-même et cherche quelqu'un pour relire, planifier et suivre. C'est un rôle d'appui, et il se tient très bien en interne.

La configuration mixte

C'est celle que je vois marcher le plus souvent dans les PME qui ont déjà quelqu'un.

L'alternant tient la page entreprise, les visuels, les autres canaux, le suivi. Le compte du dirigeant est confié à l'extérieur. Chacun sur son terrain, avec une règle simple : un compte, un responsable.

Le coût combiné reste très en dessous d'une agence, et chaque périmètre est tenu par quelqu'un dont c'est le métier.

Comment trancher en dix minutes

Posez-vous une seule question : qui, dans votre entreprise, peut vous dire « ce post est mauvais, on ne le publie pas » sans hésiter ?

S'il y a quelqu'un, l'interne peut fonctionner. S'il n'y a personne, votre compte sera alimenté par des textes que personne n'a osé refuser, et ça se verra.

Le vrai critère n'est pas le statut de la personne mais l'accès qu'elle a à vous. C'est le fil conducteur du guide sur à qui confier l'écriture de ses posts LinkedIn.

Ce que je propose

600 € HT par mois, 8 posts, sans engagement, uniquement le compte du dirigeant. Je ne remplace pas un alternant et je ne prétends pas le faire : je couvre un périmètre étroit que l'interne couvre mal.

Le livre blanc pose le cadre pour une PME, et la page méthode détaille comment ça se passe concrètement.

À lire ensuite

Et si j'écrivais le vôtre ?

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